19 septembre 1987 : Strasbourg reste la deuxième ville diplomatique de France avec le soutien de l’Allemagne [de]

Il y a 25 ans, le Premier ministre français et le chancelier fédéral allemand se retrouvaient à Ludwigsburg. Pour le jubilé du discours du général de Gaulle à la jeunesse allemande, par lequel le président de la République française avait clos sa visite officielle en 1962, M. Jacques Chirac, alors Premier ministre, rencontra Helmut Kohl, chancelier fédéral allemand. Ils assistèrent au Parlement des jeunes organisé par l’OFAJ, qui se voulait un forum de discussion sur les relations franco-allemandes.

Cependant, il fut à cette occasion essentiellement question de la ville de Strasbourg.
Aujourd’hui, Strasbourg partage le privilège, avec New York et Genève, d’être le siège d’organisations internationales sans être la capitale d’un Etat. Elle accueille aujourd’hui 75 représentations diplomatiques et consulats.

Strasbourg est une capitale européenne, et, le 19 septembre 1987, il s’agissait pour la France et l’Allemagne de soutenir et de réaffirmer l’implantation du Parlement européen sur les bords du Rhin. Car dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville deux fois millénaire, carrefour entre les aires culturelles romane et germanique, devint un symbole de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne. Strasbourg, d’une ville disputée et déchirée, devint le symbole de ce qu’on pouvait faire de meilleur : elle est dès 1949 le siège du Conseil de l’Europe, et de la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Vouloir réaffirmer le rôle de Strasbourg comme capitale européenne il y a 25 ans, c’était réaffirmer le rôle de l’entente franco-allemande dans la construction européenne, et rappeler que l’Europe est née de l’arrêt des combats fratricides entre peuples européens. C’était souligner que l’Europe est plus qu’une construction décidée par les politiques, mais une rencontre sans cesse renouvelée entre les peuples. C’était consacrer, par le choix d’une ville plus carrefour que frontière, que la France et l’Allemagne allaient de conserve, comme l’avait dit alors le chancelier Kohl : « pour toutes les importantes questions européennes et internationales, nous parlons aujourd’hui d’une même voix ».

Dernière modification : 20/09/2012

Haut de page