Entretien du Président de la République avec le président ukrainien [de]

Paris, 26 juin 2017 (extraits de la conférence de presse)

(...) Par ailleurs, sur la résolution du conflit dans l’Est de l’Ukraine, et donc de la crise avec la Russie, j’ai réaffirmé, président POROCHENKO, ma volonté, comme je l’avais d’ailleurs dit dès notre conservation téléphonique, et comme je l’ai dit plusieurs fois publiquement, ma volonté de poursuivre le processus de Minsk et de pouvoir tenir avant le G20, et c’est aussi le souhait de la Chancelière, un échange nourri dans le Format dit Normandie – nous sommes d’ailleurs en train de finaliser l’organisation de celui-ci - avec la présence, en tout cas pour un temps de cette discussion de l’OSCE. C’est ce que j’ai proposé à l’ensemble des parties, suite à la discussion que j’avais eue à Versailles, il y a plusieurs semaines, avec Vladimir POUTINE, et aux contestations, de fait, qui sont mises en avant sur la situation sur place.

J’ai réaffirmé la position constante de la France depuis la prise de contrôle, par la force, de la Crimée par la Russie en mars 2014, la France demeure plus que jamais attachée à la souveraineté de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues, et comme ses partenaires de l’Union européenne, elle ne reconnaîtra pas l’annexion de la Crimée, et là-dessus, vous avez parfaitement raison, il importe, à chaque fois, de le répéter.

La situation dans l’Est de l’Ukraine, depuis 3 ans, crée une situation dramatique pour les populations civiles et un réel danger pour la sécurité de l’Ukraine, de l’Europe, et, je le crois d’ailleurs, de la Russie. C’est pourquoi nous ne devons pas accepter qu’elle puisse s’installer, et la volonté qui est la mienne, et nous en avons longuement parlé, c’est de pouvoir, lors de notre prochain échange en Format Normandie, mettre sur la table une série de conditions nouvelles pour, de part et d’autre, faire mouvement, et essayer de trouver une solution concrète de sortie de crise.

La France reste profondément engagée, aux côtés de l’Allemagne, pour permettre aux parties de progresser dans la mise en œuvre de ces accords, et je crois qu’on ne doit pas s’habituer, ni au non-respect, ni à la non-avancée de ces accords sur place, ni au fait que nos discussions soient condamnées à ne pas aboutir. Et donc, la dynamique dans laquelle je m’inscris, c’est bien celle du processus de Minsk, mais c’est aussi d’avoir un format de discussion efficace pour que l’ensemble des parties prenantes conduise à, d’abord, un partage d’informations et une compréhension commune de la dynamique sur le terrain, d’où ma volonté d’avoir l’OSCE présente, et surtout à des résultats concrets qui marquent une dynamique d’avancée. C’est ce que j’avais dit il y a plusieurs semaines au président POUTINE, c’est ce dont nous sommes convenus aujourd’hui avec le président POROCHENKO, et c’est ce que, dans les prochains jours et prochaines semaines, nous allons nous employer à faire, de manière très étroite, avec la chancelière MERKEL(...).

Dernière modification : 10/07/2017

Haut de page