La situation de l’économie et de l’emploi en France en début 2017 [de]

Le ministre de l’économie et des finances, la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social et la ministre du logement et de l’habitat durable ont présenté au conseil du ministre du 1 mars 2017 une communication sur la situation de l’économie et de l’emploi.

La phase de reprise que connaît l’économie française depuis début 2015 s’affirme de jour en jour. La deuxième estimation de l’activité au 4ème trimestre 2016, publiée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) le 28 février, a confirmé l’accélération de la croissance à + 0,4 % après + 0,2 % au 3ème trimestre. Portée par le rebond de l’investissement et de la consommation, mais aussi par des exportations à nouveau dynamiques, la croissance est de retour. Par ailleurs, la quasi-totalité des indicateurs conjoncturels publiés depuis décembre indiquent que la reprise s’accélère. La confiance des chefs d’entreprise, comme le moral des ménages, sont à des niveaux élevés, historiquement associés à des taux de croissance supérieurs à 1,5 % par an. La prévision de croissance du Gouvernement pour l’année 2017, qui avait pu être jugée optimiste à l’automne par certains observateurs, s’en trouve confirmée.

Par ailleurs, après avoir pesé négativement sur la croissance au début du quinquennat, la forte accélération du marché immobilier se confirme et se concrétise par une contribution positive de l’investissement des ménages à l’activité. La reprise du marché immobilier se matérialise à fin janvier avec des augmentations importantes des permis de construire délivrés (+ 16 % sur un an), des mises en chantier (+ 13,2 %), de la commercialisation de logements neufs (hausse des réservations de 20,6 % et des mises en vente de 16,1 %) et de la construction de locaux non-résidentiels (+ 3,8 %). L’augmentation de la construction de logements traduit à la fois une bonne adaptation des dispositifs mis en place par le Gouvernement, que ce soit pour l’accession à la propriété (77 000 prêts à taux zéro) accordés fin septembre 2016, soit une augmentation de 81 % par rapport à 2015) ou pour l’investissement locatif, ainsi qu’un développement équilibré de l’offre (plus de 130 000 logements sociaux seront agréés en 2016 hors ANRU et DOM).

Cette reprise de l’activité économique depuis mi-2015 se traduit par un dynamisme des créations d’emplois qui permet au chômage de refluer dans la durée. L’économie continue à créer des emplois à un rythme élevé : 62 200 créations nettes ont été enregistrées au 4ème trimestre 2016 dans le secteur marchand, une hausse trimestrielle inégalée depuis début 2007. Ces résultats trimestriels confortent deux évolutions importantes.

2.-

Premièrement, la reprise de la création d’emploi salarié s’inscrit dans la durée : au total, 191 000 emplois salariés marchands nets ont été créés sur un an, un record depuis neuf ans, et il s’agit du septième trimestre consécutif de hausse, portant à 300 000 le nombre d’emplois nets créés dans le secteur marchand depuis le deuxième trimestre 2015. Deuxièmement, cette reprise s’accélère : les créations d’emploi au 4ème trimestre sont deux fois plus nombreuses qu’il y a six mois. En conséquence, le taux de chômage, selon la définition du BIT, baisse, passant de 10,5 % lors de son point haut au 3ème trimestre 2015 à 10,0 % de la population active au 4ème trimestre 2016 (de 10,2 % à 9,7 % pour la France métropolitaine). Dans le même mouvement, le nombre de demandeurs d’emplois sans activité inscrits à Pôle emploi a baissé de 105 000 sur l’ensemble de l’année 2016, après huit années consécutives de hausse. Au mois de janvier, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité est resté globalement stable, mais la situation des jeunes de moins de 25 ans continue de s’améliorer (- 1 600 inscrits, soit -0,3 %) et retrouve son niveau de l’été 2011.

En outre, plusieurs mesures prises par le Gouvernement permettent à ces créations d’emplois d’être durables et de qualité. A ce titre, les formations dont bénéficient les demandeurs d’emploi dans le cadre du Plan 500 000 formations supplémentaires leur permettent d’acquérir des compétences adaptées aux besoins des entreprises. Le caractère durable de ces reprises d’emploi est également stimulé par l’aide « Embauche PME » dont les 1,3 millions de demandes à ce jour ont concerné des embauches en contrat à durée indéterminée dans 70 % des cas.

Au-delà de la reprise de l’activité et de l’emploi, les principaux déséquilibres macroéconomiques qui entravaient l’économie française au début de la mandature se sont considérablement réduits. Comme l’a salué la Commission européenne dans le rapport « pays » qu’elle a publié le 22 février, les réformes menées auront permis de redresser la situation difficile dans laquelle se trouvait le pays en 2012 tant en termes de finances publiques que de compétitivité. Ces réformes auront d’ailleurs des effets durables sur l’économie française, qui continueront à se matérialiser.

Dernière modification : 15/05/2017

Haut de page